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05 février 2007

Peer to peer : Ségolène Royal veut rouvrir le débat

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La semaine dernière, le Syndicat national de l'édition musicale (SNEP), annonçait une baisse de 12 % des ventes de disques en 2006. On ne peut ignorer la responsabilité du téléchargement via Internet dans la dégringolade que connaît le marché du disque ces dernières années. Un problème que les candidats à l’élection présidentielle ne peuvent mettre de côté. Nous leur avons demandé leur avis sur la question. Pour l’instant, seule Ségolène Royal nous a répondu.  Par Gaël Bocandé

La répression n’est pas la solution

La politique du pire menée par les grands empires du disque ne semble pas être, aux yeux de Ségolène Royal, la solution idéale. « Depuis trois ans, je saisis toutes les occasions qui se présentent, […] pour en discuter avec des artistes », indique la candidate socialiste, à propos du téléchargement. Elle précise que ces rencontres lui ont permis de prendre « la mesure » du « désarroi » des artistes « face à la croisade des maisons de disques contre le peer to peer » et notamment sur le risque de « couper les artistes de leur public ». C’est forte de ces discussions et de ce constat que Ségolène Royal a signé en février 2005 « l'Appel à l'arrêt des poursuites contre le téléchargement de musique initié par le Nouvel Observateur ».

La DADVSI inefficace

Pour la candidate socialiste, « le vote de la DADVSI [Droit d'Auteur et Droits Voisins dans la Société de l'Information ] n’a rien réglé ». Ségolène Royal regrette que cette discussion a été menée de « manière expéditive et chaotique » par le gouvernement, et déplore que «  toutes les solutions pour mettre en place de nouveaux modes de rémunération pour la filière musicale » n’aient pas pu être examinées.
D’autant plus que les différentes contraintes imposées, comme les prix élevés pour les « DRM » [ Digital Rights Management ou gestion numérique des droits] font que le «  public boude les plateformes de musique en ligne », ajoute Ségolène Royal. Résultat : « la musique en ligne plafonne à 1,2 % des ventes totales ».
Une réalité, d’après la candidate, dont les « créateurs commencent » à prendre conscience.

Repartir sur des « bases plus sereines »

Ségolène Royale s’inquiète de la situation et la trouve de « plus en plus critique pour la filière musicale ». A tel point, précise t-elle que « les producteurs de labels indépendants admettent désormais qu’il faudra sans doute se tourner vers des mécanismes alternatifs, licence globale [comme pour la radiodiffusion] ou licence légale dite taxe FAI. [taxer les fournisseurs d’accès à Internet].
La candidate socialiste semble convaincue que «le poids relatif » des « trois modes de financement » de «  l’économie de la musique » (revenus directs (vente de CD), revenus indirects (comme la «rémunération équitable» payée par les radios et les chaînes de télévision) et revenus mutualisés (comme la redevance pour copie privée) peut évoluer avec la révolution numérique ». Elle rappelle par ailleurs qu’il n’y a « aucune raison cependant de privilégier, comme le fait l'industrie musicale, un modèle économique, celui des revenus directs, ni de survaloriser, comme le font certains promoteurs de la licence globale, les revenus mutualisés ».
Une prise de conscience et une ouverture d’esprit dont la candidate socialiste veut profiter pour « réfléchir à l’avenir de la création musicale sur des bases plus sereines. »

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Voici les sites qui parlent de Peer to peer : Ségolène Royal veut rouvrir le débat:

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